Archive | Presse RSS feed for this section

Attentat d’Ankara : la thèse du complot généralisé

15 Oct

Complot

Le double objectif de l’attentat d’Ankara

Chronique de Bülent Orakoğlu pour YENI ŞAFAK
12/10/2015
Article original

Bülent Orakoğlu

Lire la suite

Publicités

Attentat d’Ankara : Comme un air de déjà-vu

15 Oct

Deux kamikazes, une centaine de morts, quatre fois plus de blessés et un pays qui semble de plus en plus vaciller au bord du gouffre… L’attentat d’Ankara, au cœur de la capitale turque, à quelques centaines de mètres du siège national du MIT (Services Secrets) et de la Police marque une entrée sanglante dans une campagne électorale qui tiendra peut-être plus d’une campagne militaire.  Depuis les dernières législatives, l’AKP a perdu sa majorité absolue au Parlement et aucune coalition n’a pu être mise en place en dépit des diverses tractations qui ont occupé une bonne partie de l’été. Principal point d’achoppement: les affaires de corruption qui entachent durablement la crédibilité de l’AKP. Erdogan qui craint de se retrouver enfermé dans une fonction présidentielle essentiellement symbolique, obligé de « cohabiter » avec un gouvernement de coalition semble s’être engagé dans une fuite en avant dont personne ne connaît l’issue. Le parti kurde HDP a bouleversé les équilibres politiques et passe désormais pour la cible à abattre, bien plus encore que le PKK dont il fut un temps la vitrine politique. Frontalière de deux pays qui n’ont plus guère d’Etat que le nom, accueillant sur son territoire près de deux millions et demi de réfugiés syriens, la Turquie semble de moins en moins à l’abri d’une période de convulsions politiques susceptible de dégénérer en guerre civile à bas bruit. A Dieu ne plaise… Force est de constater que les tensions et rancoeurs accumulées, la polarisation extrême du champ politique, l’absence de solution à la question kurde, la politique du pire pratiquée par le pouvoir et l’effet délétère des guerres politico-confessionnels qui déchirent le Moyen-Orient ne laissent rien augurer de bon. Soucieux, comme à l’accoutumée, de fournir des clés de compréhension sur la situation intérieure du pays, je vous propose aujourd’hui une chronique signée par Kadri Gürsel, un journaliste bien connu en Turquie, spécialiste des enjeux internationaux et de la question kurde, qui fut un temps correspondant pour l’AFP en Turquie et contribue notamment au journal Milliyet et au site d’informations Al Monitor. Cette chronique est parue dans le journal en ligne indépendant Diken. Elle reflète assez bien les réactions de la plupart des militants, intellectuels, journalistes ou sympathisants de gauche en Turquie, qui considèrent que cet attentat n’aurait jamais pu avoir lieu sans un certain nombre de complicités au sein de l’appareil étatique, voire qu’il a été commandité depuis le sommet de l’Etat.  Suivront sous peu des éditoriaux parus dans la presse pro-gouvernementale, qui offrent évidemment un tout autre son de cloche mais vous permettront, je l’espère, de mieux comprendre l’état du débat politique qui agite le pays[1].

20140329 kadri gursel

Chronique de Kadri Gürsel pour DIKEN / kadrigursel@diken.com.tr
12/10/2015
Article original

Lire la suite

Bilan de la campagne électorale des législatives turques de 2015

6 Juin

Analyse de la campagne législative et du rôle pivot du HDP à la veille d’élections déterminantes pour l’avenir du pays.

 

.

.

Lire la suite

La Turquie s’est trouvée son monarque républicain…

20 Août

… qui promet d’être plus monarque que républicain. Quelques réflexions sur les résultats des présidentielles turques qui ont couronné Erdoğan président…

source : http://www.bobiler.org/karikatur_m302844n

Les trois candidats aux présidentielles (et sous Erdoğan, un sceau de sultan ottoman…)

Pour ces présidentielles, les premières de l’histoire turque à connaître le scrutin direct, l’enjeu était double : se débarrasser d’Erdogan et sauver le caractère parlementaire du régime, ce dernier ayant à moultes reprises déclarer son intention de présidentialiser le régime turque. C’est pour cette raison que le CHP s’est associé au MHP, parti d’extrême-droit et, troisième force politique au sein du parlement turc, ainsi qu’à une constellation de petits partis, nationalistes pour la plupart, afin de présenter un candidat commun relativement falot : Ekmeleddin İhsanoğlu, ancien secrétaire de l’Organisation de la Conférence Islamique, fonctionnaire et diplomate polyglotte, né en Égypte et diplômé d’Al Azhar, de tendance nationaliste islamique. Candidat de compromis, donc, fruit d’un pari politique risqué : chausser les souliers d’Erdoğan pour récupérer les votes de l’électorat AKP déçu, tout en s’assurant des suffrages des opposants des deux camps. La tactique avait pu sembler fonctionner lors des élections municipales de mars 2014, qui avaient vu le secrétaire général du CHP prendre certains accents ultra-nationalistes (« je croyais que Kılıçdaroğlu était kurde, mais il faut croire qu’en fait c’était un loup [gris] » avait ainsi astucieusement souligné Demirtaş, jouant de l’homophonie des termes Kürt et kurt), s’opposer haut et fort aux pourparlers sur la question kurde et faire de l’œil à l’électorat d’extrême-droite, posture relativement inattendue pour un social-démocrate originaire de Tunceli ayant la réputation d’être un homme de compromis mais de sympathie social-démocrate… Quoi qu’il en soit la tactique semblait avoir payé, car le CHP avait enregistré des scores relativement élevés et manqué ravir Ankara, en dépit des nombreuses irrégularités et tripatouillages dont s’était rendu coupable le parti au pouvoir. Lire la suite