Bilan de la campagne électorale des législatives turques de 2015

6 Juin

Analyse de la campagne législative et du rôle pivot du HDP à la veille d’élections déterminantes pour l’avenir du pays.

 

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A la veille des élections générales de dimanche 7 juin dont maints observateurs locaux s’accordent à dire qu’elles constituent l’un des scrutins les plus importants des derniers années, il nous a paru important d’apporter quelques clés de compréhension de la campagne écoulée. L’enjeu principal réside dans la volonté du président Erdoğan d’imposer le passage du régime parlementaire turc régi par la Constitution de 1982 (révisée à plusieurs reprises notamment sous les mandatures successives de l’AKP) à un régime qualifié de présidentiel[1]. La personnalité et les pratiques de plus en plus clivantes d’Erdoğan ont cristallisé contre lui une opposition qui, pour fragmentée qu’elle soit, ne cesse de croître. Dans le contexte régional que l’on sait, sur fond de guerre confessionnelle  et de décomposition des équilibres hérités de la fin de la Première guerre mondiale et des régimes mandataires, les Kurdes semblent plus que jamais en capacité de jouer leur carte et de s’imposer comme des acteurs incontournables.  Le processus de paix engagé par le gouvernement de l’AKP pour clore le conflit larvé responsable de plus de 40 000 morts en trente ans se poursuit tant bien que mal en dépit de tous les obstacles et d’un bras de fer politique, diplomatique et militaire permanent. Le HDP (Parti Démocratique des Peuples) parti de gauche pro-kurde est déterminé à asseoir sa légitimité et conquérir sa place dans le champ politique, en s’axant sur la défense des minorités et la décentralisation des pouvoirs. Celui-ci apparaît comme le principal obstacle sur la route de l’AKP, qui rêve d’un énième triomphe électoral lui permettant d’atteindre le quorum nécessaire à l’adoption du changement de Constitution. Retour sur les principales thématiques, stratégies et mots d’ordres des forces politiques en lice.

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L’omniprésidence d’Erdogan  au cœur de la campagne…

L’élection présidentielle d’août 2014 a permis à Erdoğan d’accéder à la fonction suprême, auréolé de l’onction du suffrage populaire, puisque pour la première fois celles-ci se sont déroulées au suffrage direct. Mais cette victoire n’a pas pour autant suffi à satisfaire les ambitions de l’ancien Premier ministre, plus déterminé que jamais à se donner les moyens de rester seul maître à bord. Une révision constitutionnelle de grande ampleur est désormais nécessaire pour clarifier la situation institutionnelle ambiguë d’une Turquie désormais dotée d’un exécutif bicéphale, entre un Premier ministre aux ordres et un Président ultra-dominateur, dont les prérogatives respectives semblent de plus en plus difficiles à départager dans la pratique[2]. Erdoğan a clairement défini le cap : obtenir 400 députés sur les 550 que compte l’Assemblée nationale, en dépassant ainsi le seuil des deux-tiers nécessaire à l’adoption d’une révision constitutionnelle. Si l’objectif paraît désormais irréaliste (l’AKP ayant envoyé 327 députés au Parlement lors de l’élection de 2011 remportée avec 49% des suffrages), Erdoğan a tenté, ces derniers mois, de se faire entendre par tous les moyens en n’hésitant pas à enfreindre le principe constitutionnel de neutralité présidentielle. Sans jamais explicitement appeler à voter pour l’AKP, il n’a eu de cesse de s’en prendre ouvertement aux partis d’opposition, et bien que les meetings à coloration politique lui soient officiellement interdits, il s’est employé à occuper l’espace médiatique via diverses cérémonies d’inauguration aux quatre coins du pays et de rencontres avec telle ou telle corporation. Ces événements ont pris l’allure de véritables messes politiques ponctuées de discours-fleuves retransmis en grande pompe par la majorité des chaînes de télévision.

Le summum a été atteint lors des commémorations de la prise de Constantinople : à une semaine du scrutin, cette célébration grandiose s’est tenue sur le terre-plein de Yenikapı à Istanbul en présence du chef du gouvernement Davutoğlu… et d’Erdoğan lui-même. La glorification d’épisodes historiques « fondateurs », marque de fabrique de la communication de l’AKP, a trouvé un exemple frappant avec le long spot commémoratif du centenaire de la bataille des Dardanelles, où l’on peut voir Erdoğan se recueillir sur les tombes de soldats ottomans tombés au champ d’honneur et appelant Allah à protéger la patrie, sur fond d’appels à la prière et de drapeaux frappés du croissant et de l’étoile. Une énième illustration de la volonté de l’AKP de marier références à la nation et à la religion.

Lors de ces élections, la campagne de l’AKP s’est axée sur trois éléments principaux : l’ingouvernabilité supposée du système parlementaire et la nécessité de doter la « Nouvelle Turquie » du cadre institutionnel qu’elle mérite ; le bilan de l’AKP, tout particulièrement en termes d’infrastructures (nouvelles routes, aéroports, lignes de métro, hôpitaux, universités, écoles, centrale nucléaire en construction…) et de l’obtention de droits en faveur des musulmans pratiquants (autorisation du port du voile dans la fonction publique ou à l’université) ; le dénigrement continuel des adversaires politiques dépeints comme des traîtres en puissance entretenant des relations troubles avec des organisations terroristes ou de puissances étrangères hostiles.

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Le HDP : le chien dans le jeu de quilles

Si l’AKP ne doute pas de sortir une nouvelle fois vainqueur des élections, l’enjeu tient avant tout à l’ampleur du succès escompté et aux marges de manœuvre dont celui-ci disposera à l’issue du scrutin. En raison des sondages qui n’ont cessé d’annoncer l’effritement de la base électorale de l’AKP, Erdoğan a renoncé à l’objectif des 367 députés, ramenant ses ambitions à l’obtention des 330 sièges nécessaires pour proposer une révision constitutionnelle par voie référendaire. Mais le HDP pourrait jouer les trouble-fêtes. Fort des 9,8% obtenus lors de l’élection présidentielle par son leader Selahattin Demirtaş, celui-ci a en effet décidé de relever le défi de passer le barrage de 10% des suffrages exprimés requis pour tout parti prétendant à une représentation parlementaire. Ce barrage, l’un des plus élevés au monde, est un héritage direct de la Constitution rédigée par la junte militaire ayant pris le pouvoir lors du coup d’Etat militaire de 1980. Alors que les différents partis pro-kurde avaient jusqu’à présent contourné le barrage en présentant des candidats indépendants dans les circonscriptions à majorité kurde, le HDP a fait cette fois le pari de présenter des candidats sous l’étiquette du parti dans l’ensemble des régions, s’astreignant dès lors à la règle des 10%. Ce choix stratégique lui impose de parvenir à rassembler 600 000 voix supplémentaires par rapport aux quatre millions obtenues lors de l’élection présidentielle de l’année dernière[3]. De ce fait, la question de la capacité du HDP à passer le barrage a très rapidement occupé le devant de la scène médiatique. En cas de succès, le parti kurde peut espérer envoyer au moins une cinquantaine de députés au Parlement. Mais s’il reste sous ce seuil fatidique, ne serait-ce que d’une voix, les sièges en question seront automatiquement redistribués aux autres partis et bénéficieront très majoritairement à l’AKP qui est pratiquement son seul concurrent dans les zones à majorité kurdes. Pas un jour ne s’est écoulé sans que des dizaines d’articles ne paraissent à ce sujet et que les divers commentateurs et acteurs politiques ne se risquent au jeu des pronostics. Le HDP est par là-même parvenu à se placer au centre de la campagne, arguant que quelques centaines de milliers de voix supplémentaires seraient susceptibles de faire basculer l’élection. De ce point de vue, le HDP apparaît comme la seule force politique à même de contrecarrer les ambitions affichées par le président turc, ce que Demirtaş s’est employé à souligner par cette formule devenue un leitmotiv et un slogan de campagne: « Aussi longtemps que le HDP sera là, Recep Tayyip Erdoğan, nous ne te laisserons pas devenir Président ». Le vote HDP a, pour la première fois, pris des allures de vote stratégique, voire de vote utile. Cela explique sans doute pour partie le climat extrêment tendu et les tentatives régulières d’intimidation dont le parti pro-kurde fait l’objet : des dizaines de siège du HDP ont été attaqués, tout particulièrement ceux d’Adana et Mersin, visés par des colis piégés, le chauffeur d’un véhicule électoral a été abattu le 3 juin à Bingöl et le lendemain, une caravane électorale du parti a été prise à partie à Erzurum par une foule d’un millier de personnes, dont certaines portaient des armes blanches, entraînant des échauffourées et des dizaines de blessés. Enfin nous apprenons à l’heure où nous écrivons ces lignes qu’une explosion a eu lieu lors d’un meeting du HDP à Diyarbakır, le bilan provisoire étant de 4 morts et d’une centaine de blessés. A chaque fois, les responsables du parti se sont employés à restaurer le calme et empêcher tout débordement dont ils savent pertinemment qu’ils pourraient leur être hautement préjudiciables auprès d’une frange de l’électorat « flottant ».

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« La seule raison pour laquelle je suis monté à cette tribune est pour vous dire ceci : Recep Tayyip Erdoğan, aussi longtemps que le HDP sera là, aussi longtemps que les membres du HDP seront présents sur ce territoire, tu ne pourras être Président. Recep Tayyip Erdoğan, nous ne te laisserons pas devenir Président, nous ne te laisserons pas devenir Président, nous ne te laisserons pas devenir Président ! »

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Nonobstant ce contexte extrêment tendu, le HDP a quelques raisons d’être confiant : né dans la foulée du processus de paix, à l’initiative du leader du PKK Abdullah Öcalan, il s’est d’emblée employé à se débarrasser de son image de « parti kurde » pour élargir son assise électorale en s’adressant à d’autres segments de la société turque[4]. Les évolutions sociétales, en partie sur la question du rapport aux minorités ont laissé penser que le HDP disposait de marges de progression dans l’électorat turc. Comme les évènements de Gezi de 2013 l’ont montré, une nouvelle gauche militante et libérale est en gestation dans les couches urbaines éduquées pour lesquelles les valeurs nationalistes traditionnelles ont perdu en bonne part leur attrait d’antan. Côté kurde, les victoires symboliques obtenues ou octroyées par l’AKP en matière de droits culturels sont perçues comme le fruit de la lutte acharnée menée par la mouvance politique kurde sous l’égide du PKK. La victoire des milices kurdes lors du siège de Kobanê a constitué un tournant en alimentant la confiance des Kurdes sur leur capacité à constituer des espaces politiques autonomes et a dévoilé le double-jeu mené par Ankara vis-à-vis de l’Etat islamique. Sous l’égide de son leader charismatique, le HDP a continué à tracer le sillon creusé lors de l’élection présidentielle, en adoptant le langage d’une gauche radicale et libertaire ayant placé la défense des opprimé-e-s au cœur de son projet politique. La question de l’égalité des sexes et de la promotion des droits des femmes s’est imposée comme l’une des thématiques centrales du parti, lequel s’est employé à assurer une stricte parité au sein de ses structures dirigeantes en allant jusqu’à mettre en place un système de co-direction étendu aux municipalités. La question des droits des minorités (droit à l’enseignement en langue maternelle) ainsi que de la liberté de culte, qu’il s’agisse des Alévis, des Sunnites, des Chrétiens ou des non-croyants, occupe également une place centrale, aux côtés des questions relatives aux droits des travailleurs ou des personnes LGBT. Le parti kurde prône également l’abolition des différentes mesures liberticides et l’adoption d’une nouvelle Constitution et s’est positionné en faveur d’une meilleure reconnaissance des pages sombres de l’histoire nationale (notamment sur le traitement infligé aux Kurdes, aux Arméniens, aux Alévis…). Enfin, le HDP se déclare en faveur d’un système dit d’autonomie démocratique considéré comme une alternative au nationalisme oppressif en vigueur au Moyen-Orient. Ces thématiques ne sont certes pas neuves ; elles figuraient depuis longtemps dans l’agenda du PKK et des différents partis pro-kurdes qui se sont succédés. La différence principale tient cette fois au fait que la question kurde se trouve désormais incluse dans un projet sociétal et politique cohérent et formulé à l’échelle nationale, au lieu de figurer en surplomb comme c’était jusqu’alors le cas.

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Affiche de campagne du CHP : « Pour une Turquie vivable. Une Turquie exempte de pauvreté »

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Le CHP et le MHP : focalisation sur les enjeux économiques et sociaux

Si la décision du HDP de défier Erdoğan et de jouer son va-tout pour tenter de passer le barrage des 10% a focalisé l’attention des commentateurs, le CHP (Parti Républicain du Peuple) et le MHP (Parti d’Action Nationaliste) espèrent également profiter de l’érosion probable du socle électoral de l’AKP. Le CHP a surpris en décidant de mener la lutte sur le terrain économique et social. Le parti kémaliste a pointé du doigt la stagnation économique, la persistance du chômage de masse, en particulier chez les jeunes, le retour de l’inflation et l’endettement excessif des foyers turcs et proposé une série de mesures, au premier rang desquelles une augmentation de moitié du salaire minimum qui se verrait porté à 1500 livres turques (environ 500 euros). Ce faisant, le CHP a su reprendre un temps l’initiative face à l’AKP sur des thématiques jusqu’alors très largement dominées par ce dernier, en évitant de se focaliser sur les épineuses questions du rapport à la nation ou à la laïcité qui ont toujours nourri les accusations d’élitisme, d’immobilisme et de passéisme à son encontre. Les débats sur le voile ou la question kurde ont été placés au second plan, permettant au CHP de renforcer son orientation social-démocrate tout en s’assurant du soutien d’une partie de l’électorat islamique libéral refroidi par la lutte à couteaux tirés entre l’AKP et la confrérie religieuse de Fethullah Gülen. Par ailleurs, la décision du parti d’organiser des primaires pour nommer la moitié de ses candidats a été portée à son crédit et perçue comme un exemple de démocratie interne. La défaite de l’aile nationaliste dure (ulusalcı) laisse par ailleurs augurer d’un renouveau au sein du premier parti d’opposition qui n’avait jusqu’à présent jamais réussi à menacer sérieusement la mainmise de l’AKP sur la vie politique nationale. Quant au parti de droite nationaliste du MHP, il a également insisté sur les thématiques économiques et sociales en pariant sur une captation des voix d’une partie de l’électorat déçu de l’AKP, dont le logiciel nationaliste et conservateur n’est guère éloigné de celui de sa propre base, le CHP étant quant à lui perçu comme trop élitiste et le HDP volontiers assimilé au terrorisme kurde.

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Vers une reconfiguration des alliances ?

Au fil des jours, les attaques menées par Erdoğan et la presse partisane à l’encontre des partis concurrents se sont faites de plus en plus frontales ; ceux-ci étant régulièrement accusés d’être des relais du PKK, du groupuscule terroriste d’extrême gauche DHKP-C ou encore de la confrérie Gülen. C’est là encore, assez logiquement, sur le HDP que se sont concentrées la majorité des attaques venues du sommet de l’Etat : celui-ci est accusé de n’avoir pas rompu ses liens avec le PKK et d’être l’instrument du terrorisme. Par ailleurs l’AKP a multiplié les invectives à tonalité raciste ou homophobe désignant le parti kurde comme le parti des homosexuels ou du lobby arménien. Le HDP s’est également retrouvé aux prises avec des accusations répétées concernant son anticléricalisme et son athéisme prétendus. L’AKP, qui reprend là un discours bien rodé sur l’identité anti-islamique du PKK, espère ainsi retenir la frange conservatrice de l’électorat kurde qui pourrait être tentée par le vote HDP.

Le HDP, de son côté, s’est efforcé de mettre en sourdine ses critiques à l’encontre du CHP et du MHP, cibles habituelles de la mouvance autonomiste kurde. Il a plus d’une fois mis en exergue les points de convergence avec le CHP, lui proposant même, à quelques jours du scrutin, une alliance électorale. Ce dernier a décliné la proposition, mais a fait à plusieurs reprise front commun avec le parti kurde contre l’AKP et exprimé sa volonté de voir le HDP représenté au Parlement. Cet apaisement, voire cette ouverture entre ces deux partis se réclamant de gauche avait déjà pu surprendre lors des manifestations de Gezi où un certain nombre de solidarités militantes et de convergences idéologiques avaient vu le jour. Il semble que le HDP soit parvenu à normaliser son image auprès de certaines franges de l’électorat traditionnel du CHP, notamment alévi. Néanmoins de fortes préventions et suspicions demeurent, dont la presse kémaliste, traditionnellement tiraillée entre sensibilité social-démocrate et nationaliste, se fait régulièrement l’écho. La ligne éditoriale du journal Cumhuriyet (La République) a clairement évolué, certains chroniqueurs n’hésitant pas à présenter le parti pro-kurde sous un jour favorable. La récente inculpation du rédacteur en chef du journal, Can Dündar, après que celui-ci ait relayé des informations démontrant qu’Ankara avait approvisionné en armes les milices islamistes en Syrie est symptomatique de cette convergence momentanée d’intérêts entre CHP et HDP s’agissant de condamner la politique moyen-orientale de l’AKP. Certes, nombreux sont encore ceux qui persistent à voir en celui-ci une menace pour l’intégrité nationale. Mais si le HDP parvient à passer le barrage et à constituer un groupe parlementaire, c’est tout l’équilibre des alliances politiques qui s’en retrouvera bouleversé et la domination exercée depuis 2007 par le trio AKP, CHP et MHP sur la vie nationale durablement remise en cause.

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Marco Papalia & Pierre Pandelé

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[1] En dépit de ce qualificatif, les attaques répétées du chef de l’Etat à l’encontre des différentes formes de contre-pouvoir (société civile, médias, appareil judiciaire…) ainsi que son interventionnisme forcené laissent peu de doutes sur le fait que le modèle que le chef de l’Etat turc appelle de ses vœux tient plus du régime plébiscitaire mâtiné de monarchisme républicain que d’un quelconque système de check and balances à l’américaine

[2]    La Constitution turque laisse place à des marges d’interprétation concernant le rôle du Président de la République, qui dispose traditionnellement d’une autorité morale et symbolique. Lors de la campagne présidentielle de 2014, Erdoğan a clairement annoncé qu’il revendiquerait  « l’ensemble des prérogatives appartenant au président » et remettrait en cause la pratique du pouvoir prévalant jusque-là et n’a pas manqué de tenir parole.

[3] La participation à l’élection présidentielle de 2014, considérée par beaucoup comme jouée d’avance et placée sciemment en plein mois d’août n’avait été que de 73,72% alors qu’elle se situe généralement entre 83 et 90% aux rendez-vous électoraux habituels. Les 600 000 voix nécessaires au HDP sont basées sur l’anticipation d’une participation bien plus massive au scrutin de dimanche.

[4] D’où l’appellation Parti Démocratique des Peuples, et non du Peuple.

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Une Réponse to “Bilan de la campagne électorale des législatives turques de 2015”

  1. Sylvie Pandelé 7 juin 2015 à 10:03 #

    Pour une novice comme moi et ce, au regard de la complexité des mouvements politiques turcs, un grand merci à Pierre et Marco pour cette analyse approfondie, claire, pédagogique et objective.
    Et en plus, très bien écrit dans notre belle langue de Molière !

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