La Turquie s’est trouvée son monarque républicain…

20 Août

… qui promet d’être plus monarque que républicain. Quelques réflexions sur les résultats des présidentielles turques qui ont couronné Erdoğan président…

source : http://www.bobiler.org/karikatur_m302844n

Les trois candidats aux présidentielles (et sous Erdoğan, un sceau de sultan ottoman…)

Pour ces présidentielles, les premières de l’histoire turque à connaître le scrutin direct, l’enjeu était double : se débarrasser d’Erdogan et sauver le caractère parlementaire du régime, ce dernier ayant à moultes reprises déclarer son intention de présidentialiser le régime turque. C’est pour cette raison que le CHP s’est associé au MHP, parti d’extrême-droit et, troisième force politique au sein du parlement turc, ainsi qu’à une constellation de petits partis, nationalistes pour la plupart, afin de présenter un candidat commun relativement falot : Ekmeleddin İhsanoğlu, ancien secrétaire de l’Organisation de la Conférence Islamique, fonctionnaire et diplomate polyglotte, né en Égypte et diplômé d’Al Azhar, de tendance nationaliste islamique. Candidat de compromis, donc, fruit d’un pari politique risqué : chausser les souliers d’Erdoğan pour récupérer les votes de l’électorat AKP déçu, tout en s’assurant des suffrages des opposants des deux camps. La tactique avait pu sembler fonctionner lors des élections municipales de mars 2014, qui avaient vu le secrétaire général du CHP prendre certains accents ultra-nationalistes (« je croyais que Kılıçdaroğlu était kurde, mais il faut croire qu’en fait c’était un loup [gris] » avait ainsi astucieusement souligné Demirtaş, jouant de l’homophonie des termes Kürt et kurt), s’opposer haut et fort aux pourparlers sur la question kurde et faire de l’œil à l’électorat d’extrême-droite, posture relativement inattendue pour un social-démocrate originaire de Tunceli ayant la réputation d’être un homme de compromis mais de sympathie social-démocrate… Quoi qu’il en soit la tactique semblait avoir payé, car le CHP avait enregistré des scores relativement élevés et manqué ravir Ankara, en dépit des nombreuses irrégularités et tripatouillages dont s’était rendu coupable le parti au pouvoir.

Mais cette fois-ci, les forces d’opposition ont enregistré un double-échec. Ekmeleddin İhsanoğlu aura ainsi enregistré 38% des suffrages exprimés, soit moins que le score cumulé aux élections législatives des formations politiques dont il était le candidat. Il faut dire qu’en matière d’élections présidentielles, comme tout Français le sait bien, c’est la figure de présidentiable qui prime. Or on ne pouvait dire qu’İhsanoğlu, aussi urbain et sympathique fusse-t-il, brillât par son charisme ou n’en impose par son autorité personnelle.

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Caricature du journal Uykusuz. (désolé pour les non turcophones c’est intraduisible… )

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Présidentialisation il y aura, à tout le moins dans les faits, puisque le premier-ministre turc, désormais douzième président de la République turque, a remporté une victoire nette et irréfutable, dès le premier tour du scrutin. Il faut dire que le président nouvellement élu avait amplement usé de toutes les possibilités que lui offraient sa position à la tête de l’exécutif turc, la force de frappe électorale de la machine AKP et des médias aux ordres pour la grande majorité d’entre eux. La campagne du premier-ministre aura été conforme à son positionnement de plus en plus autoritaire et clivant, ponctuée d’attaques ad personam contre ses adversaire et de déclarations retentissantes, déplorant par exemple qu’on lui ait attribué des origines géorgiennes, ou, « pire encore », arméniennes. 

Ni sa brouille avec la confrérie de Fethullah Gülen, ni son autoritarisme grandissant, pas plus que ses références de plus en plus omniprésentes à l’islam ou ses postures anti-occidentales de plus en plus clairement assumées n’auront effarouché son électorat, bien au contraire. Erdoğan est le sommet d’un iceberg, celui du système AKP qui s’est construit patiemment au cours de la décennie, en parvenant à briser les reins de l’armée et bouleverser les rapports de force au sein des hautes institutions garantes de l’ordre juridique et constitutionnel. Un système qui a réussi le tour de force de s’appuyer à la fois sur les nouvelles élites capitalistes, ces Tigres anatoliens apparus au cours de la décennie 90 à la suite de la libéralisation de l’économie turque, sur les classes moyennes apparues au cours de la décennie passée qui ont bénéficié à plein de la dynamique de croissance turque, ainsi que sur un électorat populaire très pieux, qui sait gré à l’AKP de sa politique de redistribution et d’aide sociale, de nouvelles perspectives de réussite sociale, d’une fierté identitaire retrouvée et qui voient en Erdoğan issu de leurs rangs. C’est que la Turquie, au travers de ses dirigeants, ne cesse de clamer que les années de plomb, les années d’humiliation, les années d’effacement de la scène internationale et d’inféodation au grand allié américain sont définitivement révolues. Le storytelling de l’AKP nous donne à voir une « Grande Turquie », qui assume pleinement son histoire (y compris, voire surtout ottomane) et sa diversité, et sans laquelle « plus une feuille ne saurait bouger au Moyen-Orient ». Peu importe que le bilan de la politique étrangère turque soit franchement désastreux, que l’économie turque pâtisse de l’atonie européenne et peine à trouver de nouveaux relais de croissance, ayant échoué à monter en gamme dans ses produits d’exportation, que la population soit dans son ensemble lourdement endettée, avec une bulle du crédit prête à exploser et une balance extérieure toujours plus déséquilibrée, que les élites social-démocrates aient cessé de longue date de soutenir l’AKP, que les tensions religieuses ou infra-religieuses entre Alévis et Sunnites ne cessent de s’exacerber, que l’adhésion à l’Union Européenne ne soit plus qu’un lointain mirage, que les négociations en vue de résoudre la question kurde soient sur une corde raide, prêtes à capoter par manque de volontarisme politique et du fait des bouleversements géopolitiques à l’œuvre dans la région.

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Les trois candidats. Observez les différences de posture et d’expression…

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Ainsi la Turquie s’offre-t-elle un nouveau régime…

Recep Tayyip Erdoğan, qui cumule actuellement, fait sans précédent, la double casquette de premier-ministre et président de la République turque, sans s’embarrasser de trop de raffinements constitutionnels, devra bientôt céder sa place de chef de l’exécutif à son successeur, quel qu’il soit. Abdullah Gül, ancien président, pressenti pour se prêter au jeu de chaises musicales et devenir Premier-ministre à la place de son comparse a été mis dans les cordes… Trop modéré, trop indépendant, trop proche, aussi, de la confrérie de Fethullah Gülen. C’est donc un homme de la garde rapprochée d’Erdoğan qui ira s’installer dans les locaux flambants neufs du Premier ministère, construit en plein milieu de la forêt de la ferme d’Atatürk, à Ankara, et présenté comme une White House (« Ak Saray ») à la turque par la presse nationale. On parle beaucoup d’Ahmet Davutoğlu, l’omnipotent ministre des Affaires Étrangères, crédité de son aura d’akademisyen et de son maître-ouvrage sur la « profondeur stratégique », dont le rêve d’un Moyen-Orient prospère et en paix sous la férule bienveillante de l’État turc a tourné au cauchemar ou à la mauvaise blague. Le congrès de l’AKP à venir dans quelques jours tranchera la question de qui dirigera le parti et, partant, deviendra le prochain premier-ministre. On ne peut qu’espérer qu’il déménagera rapidement, car Erdoğan a d’ors et déjà annoncé qu’il goûtait fort peu la résidence présidentielle de Çankaya, trop vieille Turquie, de même que sa femme, Emine Erdoğan, qui la trouverait trop « froid » et « sinistre ». Il y a fort à parier que la splendide maison blanche turque, avec ses milliers de pièces à l’abri des micros indiscrets de la confrérie Gülen et construite dans un style qualifié de « néo-seldjoukide », cessera donc à terme d’être le Matignon turc pour en devenir l’Élysée. Les amateurs de mauvais présages noteront que les deux gigantesques du bâtiment dessinent chacune un « E »…

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Photo aérienne de la « Maison blanche » turque actuellement en construction à Ankara.

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Ainsi l’AKP a encore une fois enregistré un score qui ferait pâlir d’envie n’importe quel formation politique de ce côté-ci du Bosphore, même si on ne saurait pour autant parler de triomphe absolu. En effet la participation au scrutin s’est révélée plus faible que prévue, même s’il y a fort à parier que la démobilisation ait avant tout été celle de l’électorat traditionnel du CHP et du MHP dérouté par la candidature commune des deux partis d’opposition. De l’avis quasi-général, la véritable révélation du scrutin fut le candidat du parti kurde HDP (ex BDP), Selahettin Demirtaş, qui a brillamment su renouveler les codes du langage politique et s’imposer comme le candidat d’une gauche démocratique, moderne et protectrice des minorités et des opprimés (Kurdes, Alévis, femmes, ouvriers), en s’engouffrant dans l’espace laissé vacant par le CHP. Bien que celui-ci n’ait pas réussi à dépasser la barre des 10%, des scrutins exprimés, on ne peut être qu’impressionné par la manière dont le parti kurde a su manœuvrer pour ne pas se laisser enfermer dans une image de simple représentant légal du PKK. Le HDP-BDP peut désormais se prévaloir d’une réelle légitimité politique, en sus de son statut d’interlocuteur privilégié de l’État pour le règlement de la question kurde. Certes, objectivement, la situation du parti kurde reste très précaire face à un AKP tout-puissant qui, il y a quelques mois encore, n’hésitait pas à emprisonner à tour de bras des dizaines de militants kurdes, poursuit sa politique de construction de dizaines de postes de gendarmerie dans tout l’est de la Turquie et soutient en Syrie les forces islamistes luttant contre le PKK et son antenne syrienne du PYD. Le parti kurde joue un jeu dangereux, et en a parfaitement conscience. La poursuite des négociations suppose en effet que l’AKP continue d’avoir les mains libres sur le plan politique et parvienne à s’assurer d’une main-mise intégrale sur les services de police et de justice, qui avaient une fâcheuse tendance à s’autoriser de l’ample dispositif légal anti-terroriste pour déclencher des procédures légales à l’encontre des différents protagonistes des négociations en cours. C’était l’un des enjeux sous-jacent de la guerre sans-merci que se sont livrés la confrérie de Fethullah Gülen et l’AKP. C’est désormais à peu près chose faite, avec l’épuration en plusieurs temps menée par le premier-ministre Erdoğan contre la « structure parallèle » accusée de déstabiliser l’État et de servir les intérêts de mystérieux lobbies étrangers.

Le parti kurde détient par ailleurs une importance clé, car sans son appui, il ne paraît guère possible que les parlementaires AKP puissent, en l’état actuel des choses atteindre le quorum nécessaire pour réviser la Constitution. Les élections législatives à venir, probablement anticipées de façon à avoir lieu cette année, seront évidemment décisives. La question qui se dessine en filigrane est de savoir si le parti kurde est prêt à « sacrifier » la Turquie à l’AKP sur l’autel d’un règlement de la question kurde et d’une décentralisation avancée. Bien que les différentes autorités du parti aient maintes fois annoncé qu’il n’en était pas question, il y a tout lieu de croire que les tensions latentes entre la frange socialiste du parti, représentées par certaines figures très populaires telles qu’Ertuğrul Kürkçü ou Sırrı Süreyya Önder, et le noyau dur du parti, beaucoup plus sensible aux impératifs de la « cause kurde », se feront alors jour, et ce de manière beaucoup plus décisive que durant les manifestations de Gezi. Je parie pour ma part qu’en dernière alternative, le HDP prendra ses ordres à Imralı

En attendant, l’ambiance est aux règlements de comptes au sein du CHP, qui a convoqué un énième congrès exceptionnel, afin de trancher la ligne politique à tenir dans les mois qui viennent. Si l’échec relatif du candidat Ihsanoğlu explique en partie cet empressement, il s’agit aussi d’éviter d’être pris par surprise au cas où des élections législatives anticipées auraient lieu. Ce sont les nationalistes kémalistes (ulusalcı) du parti qui ont ouvert les hostilités, Emine Ülker Tarhan en tête. Voyant une occasion en or de se débarrasser du secrétaire général du parti, ils pointent du doigt son autoritarisme et son inefficacité, et appellent à sa démission. Kılıçdaroğlu, réticent, finit par plier lorsque Muharrem Ince, figure bien connue du parti et chef du groupe parlementaire CHP à l’Assemblée nationale démissionna de sa fonction pour se déclarer officiellement déclaré candidat à la direction du parti. L’aile nationaliste du parti est donc bien décidée à se débarrasser de son leader, accusé de piétiner les principes du kémalisme et de se compromettre avec les conservateurs religieux (notamment les proches de la confrérie Gülen), pour des résultats plus que douteux. Mais Kılıçdaroğlu peut d’ors et déjà se prévaloir du soutien d’un autre gros poisson, Mustafa Sarıgül, maire de la municipalité stambouliote de Şişli, chantre de la social-démocratie au sein du parti kémaliste, qui ne fut pas le dernier à courtiser la confrérie Gülen et qui est vu par une partie de l’électorat CHP comme un leader charismatique à même d’incarner une opposition plus crédible.

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Caricature de Kasım Özkan Au centre, Ekmeleddin İhsanoğlu. A gauche : « Structure parallèle » (confrérie Gülen). A droite : « Statu-quo ».

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 Je vous propose ci-dessous un texte de Taşkın Yüksel en forme de plaidoyer pour la « social-démocratisation » du CHP. L’auteur, politologue à l’université de Marmara, est un excellent connaisseur de la politique turque. Une expression (que j’ai traduit de manière parfois légèrement différente suivant les passages) revient de manière récurrente dans le texte : halka doğru gitmek. Littéralement : « aller vers le peuple ». C’est un peu l’équivalent structurel de la « reconquête des classes populaires » de notre parti socialiste français, mais qui fonctionne ici à front renversé… En l’occurrence elle est utilisée afin de prôner un CHP moins crispé sur ses vieilles antennes kémalistes, à savoir moins nationaliste sur le plan économique, mais aussi moins « laïcard militant » sur le plan des valeurs. Cela nous renvoie à l’une des grandes fractures de l’histoire politique turque : le fait que la révolution kémaliste ait été pensée et faite par une élite occidentalisée et nationaliste, qui s’est toujours méfiée de sa propre population, considérée (non sans quelques bonnes raisons) comme attardée, obscurantiste et réactionnaire. N’en reste pas moins que le terme fut, le premier, employé par Ziya Gökalp, principal idéologue du nationalisme turc…

« Le nationalisme ou la machine à perdre »

Yüksel TAŞKIN pour TARAF
16/08/2014
Article original

Yüksel Taşkın

En exigeant la tenue d’un congrès national, l’aile nationaliste [ululsacı] du Parti Républicain du Peuple (CHP) pensait avoir trouvé l’occasion tant attendue depuis que Kılıçdaroğlu avait clairement laisser entendre que sa politique d’équilibre [entre les deux ailes du parti] était révolue. Le secrétaire général a saisi que le parti n’avait d’autre choix que de s’ouvrir vers l’extérieur s’il souhaitait devenir un parti de masse, alors qu’à l’inverse, l’aile nationaliste souhaite conserver un parti idéologiquement pur, qui n’ait pas vocation à gouverner mais qui puisse rester sous son contrôle. Ce sont les véritables données du problème.

Les nationalistes escomptent que la « nation » dont ils se revendiquent viendra à eux, sans efforts ni peine. Or cette nation-là est une pure chimère. Ils n’ont pas le courage d’aller au peuple et se contenter d’espérer que la société turque dans toute sa diversité finira par renier son identité pour se couler dans leur idéal d’une nation monolithique et monochrome.

Pourtant il suffit de s’ouvrir à la société pour se rendre compte de sa complexité sociologique. La première tentative du CHP pour se réconcilier avec la société et s’ouvrir aux aspirations populaires remonte au mouvement de la « Gauche du centre » de Bülent Ecevit. [L’ancien premier Ministre] avait l’ambition de faire du CHP un parti de masse et même si sa tentative ne fut pas pleinement couronnée de succès, elle eut au moins le mérite de montrer la voie à suivre.

Or qui furent les plus farouches adversaires d’Ecevit dans sa tentative de faire du CHP un parti social-démocrate représentant les masses populaires ? Les républicains conservateurs, à la tête desquels l’on trouvait des personnalités telles que Turhan Feyzioğlu ou Coşkun Kırca. Ce n’est qu’après avoir triomphé d’eux qu’Ecevit parvenu à mettre en œuvre son ambition.

C’est la même histoire qui se répète aujourd’hui. Les nationalistes d’aujourd’hui sont les descendants en ligne directe des républicains conservateurs des années 70. A ceci près qu’ils n’ont jamais grandi. Et si nous voyons aujourd’hui cette idéologie autrefois enterrée resurgir devant nous, c’est le signe que le CHP n’a pas réussi sa mue.

Ainsi l’histoire ramène de nouveau le CHP à la croisée des chemins. Il aurait été préférable que celui-ci ne se retrouve pas forcé de se baigner une autre fois dans le même fleuve. Mais l’interrègne des années Baykal [secrétaire général du CHP de 1992 à 2010] a ancré le CHP sur cette ligne républicaine conservatrice. Le parti n’a pas trente six solutions. S’il souhaite devenir un parti social-démocrate avec un soubassement réellement populaire, il n’a d’autre choix que de s’ouvrir à la société et d’adopter un discours et des pratiques conformes à la sociologie de l’électorat turc.

S’agit-il, comme le prétendent les nationalistes du CHP, de servir la soupe aux électeurs ? Non, il s’agit seulement d’adapter la recette au palais des électeurs.

Dans le cas contraire, le parti se trouverait renvoyé aux temps du conservatisme républicain. Et ce prétendu succès des nationalistes du CHP serait en fin de compte une victoire à la Pyrrhus car il aurait pour seul conséquence de renforcer l’AKP et d’abandonner définitivement le pays à la droite. Car comme son nom-même l’indique, le conservatisme républicain est en effet, fondamentalement une posture de droite. On ne saurait l’oublier.

Le nationalisme du CHP n’est ni plus ni moins qu’une impasse. Il ignore les réalités du problème kurde, refuse de distinguer entre musulmans et islamistes en mettant tout le monde dans le même sac. Dès lors, que lui reste-t-il ?Les travailleurs ? Mais ces travailleurs ne sont pas des ectoplasmes dépourvus de toute identité. Les nationalistes ont beau jeu d’attendre que ceux-ci renient leur identité… Au fond ils préfèrent se réfugier dans leurs chimères plutôt que d’apprendre à connaître la société turque.


La campagne présidentielle a clairement montré le cul-de-sac dans lequel ils se trouvaient. Ceux-ci n’avaient que le nom de Baykal à proposer. Voici donc leur recours, une personnalité tout juste capable de s’adresser à 15% de l’électorat. Rien de neuf sur le front nationaliste. Vive le retour au peuple !

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